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L’annonce de la Bonne Nouvelle du Salut par tous

Homélie du 15e dimanche du Temps Ordinaire : Année B

« Beni soit Dieu, le père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ… Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ » ; nous dit saint Paul dans la deuxième lecture de ce jour.

Si donc avec saint Paul dans la deuxième lecture de ce 15e dimanche du temps ordinaire, nous nous sommes encore une fois rappelés que notre salut et donc le salut de l’humanité tout entière ne peut être mis qu’à l’actif du Christ dont la mort sur la croix et sa résurrection d’entre les morts ont fait de nous des fils adoptifs de Dieu ; c’est bien entendu ce salut que nous sommes tous appelés à aller annoncer au monde entier, de la même manière que le Christ envoie les douze en mission dans l’évangile de ce jour.

De là, nous comprenons qu’à voir de près les textes liturgiques de ce dimanche, ils nous appellent de façon unanime à aller en mission « (…) porter la bonne nouvelle aux pauvres. Annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur.» Cf. Lc 4 : 18-19. C’est en effet, dans cette perspective que les douze sont envoyés en mission dans l’évangile de ce jour. Cependant, à y voir de près, nous nous rendons compte que cette mission assignée aux douze dans cette page de l’évangile ne se circonscrit pas seulement à ce petit cercle ; plutôt elle s’étend au plan universel, et donc tout un chacun de nous s’avère concerné et inclus dans cet envoi en mission.

Ici, d’aucuns se poseraient la question de savoir, pourquoi et comment sommes-nous nous aussi concernés et inclus dans cette mission d’aller annoncer le salut au monde entier ; puisque nous ne sommes pas prêtres ni religieux ou religieuses ? la réponse est simple. En effet, l’adjectif numéral ‘deux’ utilisé ici pour pointer du doigt l’effectif par lequel le Christ envoie ces douze en mission, revêt un caractère communautaire dans cette annonce du salut, car le texte dit : « qu’il les envoya deux par deux ». Le Christ lui-même ne dit-il pas d’ailleurs en Mt 18 : 20 que « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » ? Il s’ensuit que, le caractère communautaire que revêt cette annonce du salut à l’humanité est ce qui explique notre association à ladite mission. En d’autres termes, c’est bien entendu ce caractère communautaire qui requiert nos engagements individuels dans ladite mission.

Ici, l’on pourrait comprendre en quelque sorte la signification derrière les recommandations de ladite mission que le Christ confiait aux douze et par ricochet à chacun de nous dans l’évangile de ce jour. En effet, il leur prescrivit de ne prendre pour la route ; « ni pain, ni sac, ni argent, ni tunique de rechange.» Jésus nous enseigne par-là que le porteur de la bonne nouvelle, ou mieux, le Missionnaire ne doit pas se surcharger, mais doit seulement se munir de l’essentiel dont il a besoin, afin d’être libre et disponible dans ses voyages missionnaires pour annoncer le salut au monde entier.

Il va sans dire que le messager de Dieu ne doit pas se soucier des biens matériels, mais de l’annonce de la bonne nouvelle et donc du salut de Dieu pour l’humanité ; et en ceci, le prophète Amos dans la première lecture s’avère comme un prototype de messager de Dieu et donc un prototype de Missionnaire à imiter. Car, reconnu comme prophète de l’injustice sociale parmi les prophètes mineurs, Amos n’a jamais prêché ni pour la pitance du roi, ni pour s’amasser du bien matériel. D’où son renvoi de Bethel par Amazias, prêtre de cette contrée qui, lui, fermait les yeux sur l’injustice sociale de la contrée et ne prêchait que pour la pitance du roi et pour ses propres intérêts et satisfactions.

Dans notre société actuelle où foisonnent les vendeurs d’illusion, c’est de ce type de messager de Dieu, Amos, que notre société actuelle a besoin.

Prêtres, pasteurs ou messagers de Dieu, nous sommes appelés à conduire le peuple de Dieu vers le salut plutôt que vers nos propres intérêts ou nos propres satisfactions. Saint Pierre dira en ce sens :« Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec l’élan du cœur ; non pas en faisant les seigneurs à l’égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau. » 1 P 5 : 2-3.

Toutefois, comme nous le disions plus haut la mission confiée aux douze revêt un caractère communautaire et donc nous concerne tous, il y va de comprendre que même si les attitudes de quelques messagers de Dieu semblent orientées vers la recherche de biens matériels, il est de notre devoir en tant que chrétiens, chrétiennes de prendre une part active dans la mission qui nous a  été confiée à tous par le Christ et son Eglise. C’est d’ailleurs à juste titre que le Canon 96 du Code du droit Canonique stipule que : « Par le baptême, un être humain est incorporé a l’Eglise et y est constitué comme personne avec les obligations et les droits qui sont propres aux Chrétiens, toutefois selon leur condition, pour autant qu’ils sont dans la communion de l’Eglise et pourvu qu’aucune sanction légitimement portée n’y fasse obstacle. »

De ce qui précède, nous comprenons que l’annonce du salut dont il est question dans la deuxième lecture de ce jour et pour laquelle le Christ envoie les douze et par ricochet chacun de nous dans la page de l’évangile de ce jour, cette annonce du salut de Dieu pour l’humanité dis-je, nous concerne tous, nous engage tous et par conséquent demande la contribution et participation active de tout un chacun de nous. En effet, ne dit-on pas que « certains prennent part dans la mission à nous confiée par le Christ, en partant, tandis que d’autres y prennent part en donnant ? »

Mon frère, ma sœur, quelle est ta part de participation active dans l’annonce de la bonne nouvelle du salut ? Telle est la question fondamentale que chaque chrétien, chrétienne doit se poser en ce jour : quelle est ma part de participation active dans cette annonce du salut de Dieu ? Suis-je juste un chrétien consommateur, une chrétienne consommatrice ou alors je prends une part active dans l’œuvre missionnaire ? Il y a des prêtres, des Missionnaires qui manquent de bonnes voitures, de bonnes motos pour aller proclamer la bonne nouvelle dans les communautés très reculées de certaines paroisses. Il y a des paroisses qui ont besoin d’être agrandies, des églises qui ont besoin d’être construites.

Toi mon frère, toi ma sœur, quelle est ta réaction vis-à-vis de ces situations, de ces besoins pour l’avancée de l’annonce de l’Evangile ? Rappelons-nous que nous sommes tous envoyés en mission pour aller annoncer le salut apporté par Jésus le Christ. Alors, sommes-nous prêts à y prendre part en acte et en parole ? Telle est la question principale que le Christ qui envoie en mission pose à chacun de nous en ce jour.

Prions le Seigneur de nous aider à méditer sur cette question principale et à lui donner une réponse concrète de façon individuelle dans nos vécus quotidiens. Amen.

Père Elysée Koffi Banouakon, Sma

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