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Choisir d’être avec Dieu requiert une radicalité absolue
13 Octobre 2018

Choisir d’être avec Dieu requiert une radicalité absolue

Homélie du 28e Dimanche du Temps Ordinaire : Année B

« Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi», déclare Jésus dans l’évangile de ce jour.

Nous basant donc sur cette affirmation du Christ ici et aussi sur la première lecture de ce jour qui nous présente Salomon avouant avoir préféré la Sagesse au mépris des trônes, sceptres et toute sorte de richesse possible ; pourrait-on nous permettre de méditer sur le thème du ‘Choix’ ; mais pas un vain ou simple choix, plutôt ‘le choix de Dieu qui requiert une radicalité absolue.’ Et ceci, quand bien même qu’il se trouve être clairement présenté dans les textes liturgiques de ce jour, en l’occurrence dans la première lecture et l’évangile, soulignons que cette radicalité absolue que requiert le choix d’être avec Dieu n’a jamais manquée dans les enseignements de celui qui appelle les Hommes à sa suite en les conduisant au Père ; j’ai nommé le Christ, le Médiateur par excellence entre Dieu le Père et les Hommes.

En effet, ce fut sa première instruction aux disciples en les envoyant en mission selon Mc 6 :8 où « il leur ordonna de ne prendre pour la route ni pain, ni sac, ni monnaie dans la ceinture». Aussi, selon Mc 8 :34, c’était la première conséquence à tirer de l’annonce de sa passion lorsqu’il affirmait : « si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.» Ici, nous nous rendons compte que Jésus demande un choix radical si nous voulons être avec Dieu. Autrement dit, pour le suivre, lui, Jésus, il faut abandonner tout le reste. Et ceci fait écho dans la première lecture où il est question du choix de la Sagesse au mépris des autres biens ou bonheurs que pouvait se permettre de faire Salomon, ; puisque pour nous la Sagesse a pour nom, ‘Jésus Christ.’

Ceci pour dire que bien que la vie de tout être humain soit jalonnée de multiple choix, le Christ semble ici nous enseigner que le meilleur choix que nous sommes appelés à faire, c’est celui d’être avec Dieu ; lequel choix requiert d’ailleurs, détachement, radicalité, renoncement, abnégation absolue. Toutefois cette radicalité et ses corollaires dont requiert le choix d’être avec Dieu et donc de marcher à la suite du Christ, ne nous enseigne pas ici un mépris de Jésus vis-à-vis des biens terrestres tel que l’argent etc. Plutôt, elle (cette radicalité) nous laisse entrevoir que la chrétienté ne consiste pas seulement à observer tous les commandements, mais en plus de cela, elle consiste à mettre ses biens personnels au profit des nécessiteux, des laissés pour compte.

Clairement exprimé, faire le choix d’être avec Dieu et marcher à la suite du Christ, demande plus qu’une vaine observance des lois et commandements tandis que l’on reste esclave de ses biens terrestres. Autrement dit, la meilleure manière d’observer les commandements de Dieu, est de ne pas se laisser être aliéné par ses possessions, mais de s’en détacher en les faisant profiter aux autres et surtout à ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Jésus ne dira-t-il pas en ce sens au jeune homme riche ? Et je cite : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi.»

Ici, l’on pourrait aller plus loin pour comprendre que, selon l’enseignement de Jésus, entre la ‘richesse’ et le ‘salut’, il n’y a pas d’incompatibilité. Par conséquent, il faut faire un choix entre les deux trésors, à savoir celui de la terre et celui du ciel. Clarifions cependant au passage l’enseignement de Jésus ici. En effet, que l’argent soit nécessaire, Jésus n’en disconvient pas. Que l’argent soit nous ‘serve’ Jésus est d’accord ! Mais que l’argent nous ‘domine’, que nous en devenions esclaves, Jésus dénonce cela et suggère que nos biens soient mis au profit des autres et surtout de ceux qui sont dans le besoin désespérément.

Il ressort de ce qui précède qu’être très exigeant dans l’observance des commandements et manquer l’élan du cœur qui s’exprime dans la grande générosité envers tous et surtout envers tous ceux et toutes celles qui sont dans le besoin désespérément, est non seulement une fidélité limitée vis-à-vis de Dieu, mais aussi à expérimenter cette faille, montre que notre choix à être disciple du Christ ainsi que notre désir d’hériter de la vie éternelle n’ont pas encore atteint la perfection requise pour ceux qui ont choisi ou qui veulent choisir d’être avec Dieu.

Mes frères, mes sœurs, si ce récit d’une vocation manquée que présente l’évangile de ce jour nous rappelle que nous aussi, nous refusons des appels de Dieu ; et que nous manquons aussi très souvent de choisir d’être avec Dieu en suivant radicalement le Christ dû à l’apparence de renoncement dans l’immédiat que nous présentent ces appels de Dieu, ainsi que ce choix radical que nous sommes appelés à faire à la suite du Christ, il est à retenir que la proximité à Dieu n’a jamais été vécu sans joie.

Prions le Seigneur de nous accorder de toujours faire le choix du bien et par ricochet le choix de suivre le Christ dans la radicalité et de jouir de l’éternité avec Dieu dans sa félicité céleste au soir de nos vies respectives. Amen.

Père Elysée Koffi Banouakon, Sma

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