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La liberté d’action de l’Esprit de Dieu dans l’Univers
29 Septembre 2018

La liberté d’action de l’Esprit de Dieu dans l’Univers

Homélie du 26è Dimanche du Temps Ordinaire, Année B

Quand bien même une multitude de thèmes pourraient émerger des textes liturgiques de ce 26e dimanche du temps ordinaire, Année B, il nous semble utile de méditer sur le thème de la liberté d’action de l’Esprit dans l’univers qui d’ailleurs, invite à la collaboration en tout secteur d’activité qu’il soit religieux, civil ou profane. Et cela se perçoit tant bien dans la première lecture que dans la première séquence de l’évangile de ce jour.

En effet, contrairement à l’idée de Josué, le serviteur de Moïse qui suggère que les deux anciens qui ont prophétisé sans être allé à la tente de la rencontre avec YHWH, soient mis aux arrêts ; Moïse dans sa réponse à cette proposition de son serviteur Josué, montre que l’Esprit de Dieu a une liberté d’action que nul ne peut et ne doit arrêter. Idée que saint Jean reprendra après en son chapitre 3 verset 8 qui soutient que « hors de vos cénacles, l’Esprit souffle, imprévisible, libre comme le vent. »

C’est cette même réaction que manifeste le nouveau Moïse qu’est le Christ selon la Théologie de l’Évangile de Saint Marc vis-à-vis de la semblable suggestion de Josué à lui faire ici par l’un douze qui était très proche de Jésus. La réponse de Jésus à cette suggestion de Jean qui n’est pas très différente de celle de l’ancien Moïse, montre combien l’esprit de Dieu est non seulement libre dans ses actions, mais aussi cela montre combien l’Esprit Saint se communique à qui il veut et comme il le veut. D’où cette déclaration de l’évangile de Saint Jean : « Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va…» selon Jn 3 :8 dans la Bible de Jérusalem.

L’authenticité de ce qui précède ne peut que nous donner de re-méditer sur la collaboration que requiert nos relations interpersonnelles en général, mais encore la collaboration que requiert nos ministères respectifs. N’est-ce pas d’ailleurs en ce sens que Saint Paul affirmait en 1Cor12 :7 que : « A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » ?

Dans notre société actuelle gagnée par la jalousie, ‘l’esprit du m’as-tu vu ?’, le ‘culte de l’ego’, si bien que même à l’église, aussi bien que dans des groupes de prière, des communautés chrétiennes, des supposées équipes pastorales et même dans des communautés religieuses, la place supposée donnée au dialogue, à la collaboration et à la communication semble être cédée à la jalousie, à l’envi, à la haine, au mépris de l’autre, le Christ nous rappelle encore une fois aujourd’hui, que la liberté d’action de l’Esprit Saint qui souffle là où il veut et sur qui il veut, ne peut être et ne doit en aucun cas être contrecarrée par qui que ce soit. En d’autres termes, Jésus dans la page de l’évangile de ce jour enseigne les apôtres et par ricochet à tout un chacun de nous, ses disciples que : ‘le groupe des Douze n’est pas le seul dépositaire de l’Esprit de Dieu’ ; car déjà même au temps de Moïse, l’esprit de prophétie était répandu à profusion, et on ne pouvait l’empêcher de se manifester, même en dehors du ‘groupe’ selon la première lecture de ce jour.

Il va sans dire qu’on n’enchaîne pas l’Esprit de Dieu. Il est libre. Il n’est lié par aucun rite. Il agit en dehors de nos structures. Il suscite des prophètes, mais de vrais prophètes même en dehors du groupe, en dehors de l’Eglise. Il est donc à retenir que la réponse de Jésus à Jean déclarant : « Ne l’empêchez pas… », souligne expressément que la Hiérarchie de l’Eglise, dont la mission est bien de garantir la foi authentique, doit veiller à respecter la spontanéité de l’Esprit Saint en chaque baptisé et peut être même en chaque personne qui n’est pas dans les structures visibles de l’Eglise. Car, la largeur de vue de Jésus face à ce fait de vie dans l’évangile de ce jour, nous interpelle à tourner dos à nos sectarismes et à toutes sortes d’intolérances dont nous faisons montre quelque fois dans nos vécus quotidiens. Jésus ici, nous invite à un esprit ouvert pareil au sien qui souffle d’un bout du monde à l’autre, et qui fait craquer notre esprit de chapelle et de clan.

Autrement dit, nous sommes appelés encore une fois aujourd’hui à être authentiquement ‘Catholiques’, c’est-à-dire à être non seulement ‘Universels’, mais aussi ‘compréhensifs des diversités’, comme nous le rappelle le Concile Vatican II au numéro 92 de Gaudium et Spes qui soutient : « Qu’au sein même de l’Eglise, nous fassions progresser l’estime, le respect et la concorde mutuels, dans la reconnaissance de toutes les diversités légitimes… ouverts à nos frères qui ne vivent pas en totale communion avec nous… ouverts à tous ceux dont les traditions recèlent de précieux éléments religieux et humains… ». Comprenons donc de l’enseignement de l’Eglise contenu dans la présente citation que, certains d’entre nous qui sommes trop portés naturellement à condamner ceux qui ne sont pas de notre bord, ceux qui ne pensent pas comme nous ; que nous sommes appelés à nous réjouir de la part de vérité que détiennent nos adversaires, du bien qu’ils peuvent faire, des réussites humanitaires et sociales qu’ils peuvent réaliser ou qu’ils réalisent.

Frères et sœurs, nous sommes donc appelés à laisser libre cours à la collaboration, que ce soit à l’église, dans nos presbytères ou équipes pastorales, dans nos groupes de prière, dans nos lieux de travail respectif, dans nos conseils pastoraux et paroissiaux, dans nos familles respectives, aussi bien que dans nos communautés religieuses respectives. C’est en vivant de la sorte que nous parviendrons à vaincre de façon coopérative et unanime le mal qui peut nous empêcher d’entrer dans la vie éternelle. Car tout vrai disciple du Christ est appelé à la vie de témoignage et notre témoignage de vie chrétienne doit commencer par un témoignage d’amour mutuel et fraternel qui pourra nous aider à être les gardiens les uns des autres, afin de pouvoir nous couper et nous arracher les uns les autres de tout ce qui pourrait nous conduire à la perdition comme nous le recommande le Christ dans la page de l’évangile de ce jour.

Ici, nous pouvons comprendre que notre témoignage au Christ en tant que ses disciples, ne pourra être solide que si nous restons ferme dans notre opposition contre toute occasion conduisant au péché. Et cela pourra se faire aussi dans la collaboration, la fraternité, le dialogue, l’acceptation mutuelle et l’ouverture d’esprit.

Prions le Seigneur de nous y aider par l’intercession de la Sainte Vierge Marie. Amen.

Père Elysée KOFFI Banouakon, Sma

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