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Dieu pour nous s’est fait pain et vin pour habiter en nous
11 Aout 2018

Dieu pour nous s’est fait pain et vin pour habiter en nous

Homélie du 19e Dimanche du Temps Ordinaire : Année B

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

A méditer profondément ce passage de l’évangile de ce 19e dimanche du temps ordinaire, Année B, il ressort qu’elle nous donne une riche catéchèse sur la Sainte Messe. Et dans cet enseignement, le Christ nous laisse comprendre que la Sainte Messe que nous célébrons est non seulement une action de grâce à Dieu, mais également elle est le lieu de l’expression du mystère de la « présence ». En d’autres termes, la Sainte Messe est le lieu de l’expression du mystère de la « Shekinnah » qui en hébreu veut dire « l’habitation réelle » du Dieu transcendant sur notre terre.

Ce qui précède nous laisse comprendre que la Sainte Messe est en réalité le canal sûr par lequel Dieu se communique à nous comme source vivifiante qui enclenche notre transformation en nous faisant don de l’immortalité. C’est sans doute en ce sens que le Christ dans l’évangile de ce jour nous donne la riche catéchèse sur la Sainte Messe en nous faisant comprendre que ce sacrifice de louange et d’action de grâce, n’est rien d’autre que le lieu de la communication de Dieu à nous comme celui qui donne la vie à son peuple. D’où, le sens de ces propos de Jésus : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Il s’ensuit que face au mystère qu’incarne la Sainte Messe, l’on pourrait même en être émerveillé en s’écriant : « O quel admirable échange ! Dieu se donne à nous. Dieu pour nous s’est fait pain et vin pour habiter en nous. O quel mystère ! O quel beau mystère ! Amour merveilleux, c’est le Créateur qui s’unit à sa créature. » Face donc à ce don gratuit, qui seul, peut combler le désir le plus ardent de tout être humain, à savoir l’acquisition de l’immortalité, que faisons-nous ? Quelles sont nos attitudes et dévotions vis-à-vis de la Sainte Messe et donc de nos célébrations Eucharistiques ? Quelle Foi mettons-nous en ce mystère glorieux que nous vivons au quotidien dans la Sainte Messe ? Telles sont les questions auxquelles le Seigneur nous invite à répondre aujourd’hui à travers une méditation individuelle, personnelle et profonde.

Car si de tous les désirs de l’être humain, l’immortalité s’avère être le plus ardent de ses désirs ; puisque l’instinct de défense de survie est inné en tout être humain ; C’est bien entendu ce désir O combien ardent de l’être humain que le Christ vient combler au cours de la Sainte Messe en se donnant comme vraie nourriture et vrai breuvage qui n’engendre que la vie. En clair, le Christ en affirmant ici qu’il « est le pain vivant, qui est descendu du ciel et que si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, parce que le pain qu’il donnera, c’est sa chair, donnée pour la vie du monde» ; laisse entendre par-là que l’Eucharistie et la Parole de vie que nous recevons à la Sainte Messe ne sont que des gages d’immortalité qui sont offerts aux croyants pour combler leur désir ardent de l’immortalité.

Ici, l’on pourrait comprendre la Sainte Messe dans le sens suivant : en effet, si le premier livre de la Bible (Genèse 3 :22) affirme que l’homme (‘Adam’ en hébreu) était fait pour l’immortalité, par un ‘arbre de vie’ dont il pouvait manger les fruits divins ; et que le dernier livre de la Révélation, à savoir Apocalypse 2 :7 affirme qu’a l’achèvement de la création, il n’y aura plus de mort, car « au vainqueur, le Seigneur fera manger de l’arbre de vie dans le jardin de Dieu», parce que c’est la reprise et la réussite du plan primitif de Dieu ; les affirmations de Jésus dans l’évangile de ce jour ne se montrent pas très loin de cette théologie ; puisque le Christ nous enseigne aujourd’hui que cette immortalité, cette « vie sans mort » que symbolisait « l’arbre de vie » dans les deux livres cités plus haut, est déjà donnée par la foi à ceux qui mangent, non plus « l’arbre de vie », mais le « pain de vie » qu’il est lui-même. Il va sans dire que refuser cette « offre » surhumaine, c’est se croire voué au néant, à cette finitude qui est évidemment le propre de l’homme : « tout ce qui est né de la chair n’est que chair. » Jn3 :6.

Au regard de ce qui précède, nous parvenons à la compréhension que la Sainte Messe n’est rien d’autre que l’expression du don de Dieu qui bien qu’invisible en soi, est devenu visible en Jésus Christ. En d’autres termes, la Sainte Messe n’est rien d’autre que l’expression de l’amour de Dieu qui bien que, fantastique, mais caché, s’est montré et est devenu « sensible » en Jésus crucifié, à travers sa chair et son sang sacrifiés. Ceci, nous montre que le Verbe de Dieu ne nous a pas parlé seulement par des ‘mots’, mais par un « acte » : le don de sa chair, de son corps livré qui est, signe d’amour total.

Face à ce don inouï et gratuit que Dieu nous fait par son Fils bien-aimé, que chacun de nous s’interroge sur ses attitudes et dévotions vis-à-vis de la Sainte Messe. En effet, y allons-nous pour la mode ? Y allons-nous parce que tout le monde y va ? Ou alors sommes-nous conscients de la présence réelle et visible de Dieu en Jésus Christ sous les espèces du pain et du vin consacrés qui deviennent corps et sang du Christ et par lesquels Dieu se communique à nous en comblant notre désir ardent de l’immortalité ?

Mes frères, mes sœurs, Dieu est le seul qui peut combler les tous besoins humains. Il est le seul qui peut satisfaire les tous désirs de l’être humain et plus particulièrement son désir d’immortalité ; et c’est en ce sens que la première Lecture de ce jour se montre être connectée à l’évangile ; puisque dans celle-ci aussi Dieu est présenté comme celui qui nourrit son serviteur; le prophète Elie par son ange avant sa rencontre avec celui-ci à l’Horeb où se produira la Théophanie.

Prions le Seigneur de nous accorder la grâce d’un « metanoia » et donc de la transformation que procurent la vraie nourriture et le vrai breuvage que nous donne le Christ à travers son corps, son sang et la parole de vie que nous recevons au cours de toutes nos célébrations de la Sainte Messe, afin que nous puissions mener une vie d’enfants de Dieu et donc une vie qui n’attriste pas le Saint Esprit de Dieu, qui nous a tous marqué de son sceau en vue du jour de notre délivrance. Amen.

Rev. Père Elysée Koffi Banouakon, Sma

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