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Le vide, ennemi de l’Amour
13 Mai 2018

Le vide, ennemi de l’Amour

Homélie du 7e dimanche de Paques,   Année B

En ce 7e dimanche du temps de Pâques année B, dimanche situé à cheval entre l’Ascension de notre Seigneur Jésus Christ et la descente du Saint Esprit qu’est la Pentecôte ; les textes liturgiques nous laissent comprendre que le vide se présente comme ennemi juré de l’amour. Et cette affirmation se justifie de part et d’autre à travers les textes liturgiques de ce jour.

En effet, tout d’abord dans la première lecture, nous constatons que le lien prononcé (grand lien) qui unissait les douze que le Christ lui-même avait choisi pour être avec lui, selon Marc 3 :14 ; ce lien a si bien marqué les Apôtres que ceux-ci chercheront ici sous le ‘leadership’ de Pierre à combler ce vide que Judas l’un d’eux a créé en partant vers son destin. D’où, le choix de Matthias comme apôtre dans la première lecture non seulement pour combler le vide et revenir à la communion apostolique initiale, mais aussi pour devenir témoin de la résurrection du Christ à travers le ministère apostolique.

Ici donc, le résumé du choix du remplaçant de Judas s’avère s’inscrire dans le cadre du souci de la communion apostolique dans le ministère à leur confié par le Christ. Car, l’apôtre Pierre en voulant renouveler le titulaire afin de retrouver l’unité des douze insinue implicitement la plénitude du peuple élu; puisque c’est le chiffre 12 qui est ici en jeu.

Les termes : « communion et plénitude » entrent ici en jeu relativement au thème de notre méditation qui est ‘le vide, ennemi de l’amour’ ; puisque nul ne peut parler d’amour sans faire référence à la communion, à l’unité. Or, toute communion sous-entend plénitude et qui parle de communion et plénitude ne peut en aucun cas faire référence au vide ; puisque le vide exprime un manque, tandis que la communion exprime une plénitude.

C’est d’ailleurs dans cette même perspective que Saint Jean dans la deuxième lecture nous invite à nous aimer les uns les autres à l’instar de Dieu qui nous a tant aimé. Le point central ici, est que l’amour dont nous parle saint Jean ne peut être appréhendé que sous l’aspect de la communion ; puisque d’abord cet amour se traduit sur le plan vertical, c’est-à-dire l’amour de Dieu pour nous et ensuite sur le plan horizontal, c’est-à-dire l’amour que les uns doivent avoir pour les autres. Ici, dans cette perspective de communion dont Saint Jean nous présente l’amour qui a existé entre Dieu et l’humanité tout entière et partant celui qui doit régner entre nous les humains, nous finissons par comprendre que le vide n’a pas sa place ici.

Aimer donc, c’est être porté vers l’autre, c’est être engagé dans un élan de communion avec. Et ce n’est pas le Christ qui dira le contraire de cette affirmation, lui qui dans l’évangile de ce jour prie le Père d’associer ses disciples à l’unité trinitaire : « Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné en partage, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.»

Si nous voulons comprendre cette page d’évangile de ce jour dans son contexte, nous nous rendrons compte qu’elle s’inscrit dans le cadre de la prière sacerdotale du Christ au chapitre 17 de saint Jean qui a précédée juste avant d’entamer le Mystère Pascal du Christ qui débute au chapitre 18 et suivants. Dans ce contexte donc de séparation d’avec ceux qu’il avait choisi pour être avec lui selon Marc 3 :14, le Christ essaie de combler le vide de son absence physique à leur côté en les associant à l’amour et à l’unité de la Sainte Trinité. Dans cet objectif donc, le Christ les présente au Père pour qu’il les consacre afin que ceux-ci puissent perpétuer la mission entamer par lui, le Christ et dont il leur en fait lègue.

Frères et sœurs, dans notre monde actuel où le bien-être et le bonheur de l’autre semblent nous soucier peu ; dans notre société actuelle où l’individualisme est plus prisé au détriment du bien commun ; dans notre société actuelle où les besoins des moins privilégiés semblent ne rien dire aux gens, le Christ à travers les textes liturgiques de ce jour, nous invite à un amour sincère, vrai et concret envers les uns les autres de par nos actes et paroles.

En effet, la deuxième lecture de ce jour nous enseigne que là où il y a l’amour, là aussi demeure Dieu. Voulons-nous vivre dans le vide sans Dieu ? Voulons vivre dans un monde sans Dieu ? voulons-nous nous détacher de la communion avec Dieu ? Puisque saint Jean nous dit dans la deuxième lecture que « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais, si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection. » voici les questions fondamentales auxquelles le Seigneur nous invite à réfléchir :

Prions le Seigneur de nous accorder d’offrir l’amour à la place de la haine que respire notre société actuelle, où nous entendons et voyons des guerres et violence çà et là. Que Dieu lui-même qui n’est rien d’autre qu’Amour nous aide dans cet effort, afin de bâtir ensemble une société harmonieuse et paisible de sorte à être en communion parfaite avec la Saint Trinité. Amen.  

Père Elysée KOFFI Banouakon, Sma

 

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