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Le Missionnaire, un Passionné de la Croix du Christ
04 Avril 2018

Le Missionnaire, un Passionné de la Croix du Christ

 Si Saint Paul nous enseigne en 1 Corinthiens 1, 23 que « la croix ou le Christ crucifié est scandale pour les Juifs et folie pour les Païens », pour le Missionnaire, la croix n’est qu’une passion dont son annonce fait de lui (Missionnaire) un fou au regard ordinaire du commun des mortels. En ceci, 1 Corinthiens1, 18 s’avère révéler le sens de la compréhension qu’a le Missionnaire, de la Croix du Christ et c’est bien entendu cela qui fait du Missionnaire un passionné de la Croix du Christ.

En effet, ce verset mentionné plus haut, stipule que : « la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. » C’est donc cette puissance de Dieu que le Missionnaire contemple à travers la Croix du Christ, qui fait de lui un fou de cette Croix ; à tel enseigne qu’il finit par tout abandonner dans la vie pour ne s’engager qu’à l’annonce de cette Croix, même au péril de sa propre vie.

Il va s’en dire que la Croix du Christ fait du Missionnaire, un aventurier dont risquer sa vie pour l’annonce du Mystère Pascal est tout ce qui compte le plus dans son cœur. Ainsi, le Missionnaire abandonne famille, pays, frères et sœurs, amis (es) et connaissances et se livre à la conquête des cœurs et des âmes pour le Christ.

Cette abnégation ou détermination sans faille du Missionnaire à aller dans les pays lointains, surtout là où le Christ n’a pas encore été annoncé, pour proclamer le Mystère Pascal du Christ et annoncer la Bonne Nouvelle comme le sous-entend Lc 4, 16-24, ne trouve son fondement que dans le mandat reçu par l’Eglise à travers les Apôtres après la Résurrection du Christ : « (…) Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. » Mt 28, 18-19

Un « fou de la Croix du Christ »

A analyser de près les risques de la vie missionnaire, malgré lesquels ce serviteur ne démissionne jamais de la tâche à lui confiée par le maître de la moisson et son Eglise, l’on finit par comprendre que le Missionnaire n’est en réalité rien d’autre qu’un fou de la Croix du Christ. Mais ici, une folie qui est à comprendre dans le sens de la passion. Car sans la passion pour le Christ et pour l’annonce du Mystère Pascal, aucune vie missionnaire ou du moins aucun engagement missionnaire n’est possible et ne peut porter du fruit.

Au demeurant, l’on finit par comprendre que l’énergie et l’enthousiasme derrière l’engagement et la détermination du Missionnaire à aller au large pour faire connaitre le Christ, même au péril de sa propre vie, ne peuvent être compris qu’à la lumière de 1 Corinthiens1, 18 qui stipule que « la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. »

De ce qui précède, nous sommes tentés d’affirmer que sans doute le Missionnaire, le vrai Missionnaire, c’est-à-dire celui-là même pour qui la raison de vivre est d’annoncer le Kérygme, boit certainement à la source du serviteur souffrant que nous présente le prophète Isaïe en son chapitre 50, versets 4 à 7.

En effet, celui-ci (le serviteur souffrant), si déterminé qu’il soit à accomplir la mission qui lui est confiée par le Père, il s’est montré jusqu’au-boutiste dans l’humilité et la soumission totale à la volonté du Père ; à tel point qu’il a pu affirmer en Isaïe 50, 5-6 : « le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats. »

De pareilles expériences relatées au sujet du ‘serviteur souffrant’ dans les versets ci-dessus ne se font pas rare dans l’activité missionnaire qui consiste à annoncer le Mystère Pascal du Christ ‘à temps et à contretemps’ ; puisqu’il n’y jamais de mission sans difficultés ni obstacles. Il s’en suit que le Missionnaire passionné de la Croix du Christ est celui-là même qui ne se détourne jamais de boire à la source du ‘serviteur souffrant’ qui a osé dire en Marc 14, 36 : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »

Ici, la détermination du Christ à offrir l’ultime et incomparable sacrifice au Père pour le salut de l’humanité tout entière est perçue comme ce qui anime le Missionnaire à s’engager à prendre une part active et sans faille dans le mandat reçu par l’Eglise de la part de son Epoux, le Christ, selon Marc 16, 15 qui dit : « …Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création. » Cet ardent désir du Missionnaire à faire connaitre le Christ à tous ceux et toutes celles qui n’ont pas encore entendu parler du Christ, fait qu’il se fait passer parfois pour un fou aux yeux des non-initiés au mystère de la croix ; puisqu’il abandonne tout de la vie et s’engage même au péril de sa propre vie à la cause de la Bonne Nouvelle.

En ceci, le grand Missionnaire Mgr Melchior de Marion Brésillac (1813- 1859), fondateur de la Société des Missions Africaines (SMA) n’apparait pas comme l’un des moindres exemples. C’est dans ce sens que de son temps, malgré le danger de la mort certaine qu’affichait l’épidémie de la fièvre jaune qui prévalait dans son pays de mission [1], De Marion Brésillac ne voyait que la mission que lui a confiée notre Mère, l’Eglise ; et ainsi, il ne cessa d’annoncer même au péril de sa propre vie, cette Bonne Nouvelle tel que l’entend Lc 4, 18-19 : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur ».

Ainsi, De Marion Brésillac mourut à la tache auprès des souffrants à qui il voulait témoigner de l’amour de Dieu pour l’humanité tout entière, témoigner de la compassion du Christ qui pleura sur Jérusalem selon Lc 19, 41-44 ; et de cette même compassion dont le Christ nous enseigne à travers l’acte du bon samaritain en Lc 10, 25-37.

Au regard de ce qui précède, ‘le fou’ que se fait comprendre la personne du Prêtre en particulier et du Missionnaire en général à l’entendement du commun des mortels, n’est compréhensible qu’à la lumière de cette passion qu’ils ont pour la Croix du Christ. Par conséquent, toute vie missionnaire ou tout engagement missionnaire qui se soustrait de la passion pour la croix du Christ et l’annonce du Mystère Pascal, n’est qu’illusion et perte de temps.

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[1] : En octobre 1858, Mgr Melchior de Marion Brésillac envoie un premier groupe de trois missionnaires vers la Sierra Leone, que Rome lui a confiée comme premier champ d’apostolat. Les rejoignant avec deux autres compagnons le 14 mai 1859, ils débarquent en pleine épidémie de fièvre jaune.

 

Père Elysée Koffi Banouakon, Sma

Secrétaire du DFGG

(District en Formation du Golfe de Guinée)

Pays de mission : Togo

Pays d’origine : Cote d’Ivoire

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